A été correctement ajouté à votre panier

Panier

Rage de sucre : quels sont les outils pour y faire face?

Par février 4, 2021 BNI, Health, Nutrition, Santé

Dans le milieu sportif (quoique également dans la santé en général), les rages de sucre qui nous poussent à nous « empiffrer » de glucides, que ce soient biscuits, chocolat, bonbons, crème glacée, etc., sont rarement quelque chose de sain, et ces excès favorisent une prise de poids. Il n’est pas dit qu’on ne peut pas en manger de temps à autres, mais le fait d’avoir des rages de sucre peut laisser croire que quelque chose n’est pas optimal physiologiquement. Pour comprendre ces rages de sucre, attardons-nous sur 3 points à savoir.

  1. Le métabolisme des sucres

Lorsqu’on mange, les nutriments rentrent dans notre sang et font augmenter notre glycémie (taux de glucose dans le sang). À partir de là, le pancréas doit produire de l’insuline pour stocker les excès et maintenir une glycémie stable.

Malheureusement, le métabolisme des sucres en lien avec l’insuline n’est pas toujours optimal chez tous. Les causes et facteurs sont multiples : le stress, les désordres hormonaux, les carences alimentaires, etc.

Un exemple potentiel de cas serait les gens qui s’endorment après avoir mangé : la glycémie augmente trop dans leur cas et le pancréas doit produire beaucoup plus, ou trop, d’insuline pour pallier à cette hausse brusque, par conséquent la glycémie peut se mettre à chuter par la suite, et c’est là qu’on peut s’endormir. Il existe plusieurs suggestions qui ont été étudiées pour éviter cela; parmi elles, il y a la prise de magnésium, de zinc, de chrome, mais aussi de berbérine, qui serait intéressante chez les gens qui ont des débalancements un peu plus importants.

Un autre point important à aborder ici : le stress. Le stress augmente la sécrétion du cortisol qui libère du glucose dans le sang (augmentation de la glycémie), ce qui vient augmenter la charge de travail du pancréas pour produire davantage d’insuline. Donc, tant qu’il y a ce stress (chronique), le glucose continuera d’être libéré dans le sang. À mentionner, qu’un mauvais sommeil, c’est un stress.

Une « sur-dominance » exagérée du cortisol peut aussi avoir plusieurs répercussions potentielles, soit l’augmentation des besoins en certains nutriments, une moins bonne digestion, un moins bon sommeil, toutes des conséquences qui peuvent jouer sur la glycémie. Bref, beau cercle vicieux dû au stress chronique!

Heureusement, plusieurs personnes voient des bénéfices à consommer du magnésium pour se détendre face au stress, tout comme faire du sport, qui apporte aussi son lot de bénéfices dont la gestion de la glycémie !!!

 

  1. Le métabolisme des graisses

Ce qui distingue le métabolisme des sucres (glucides) de celui des graisses, c’est que le métabolisme des sucres est principalement géré par le pancréas, alors que celui des graisses se fait surtout par le foie. Celui-ci transforme les graisses en glucose pour augmenter la glycémie lorsqu’on est dans un état de jeûne (qu’on ait fait du sport ou qu’on soit en déficit calorique).

Contrairement à la situation précédente où certaines personnes vont s’endormir après avoir mangé, les symptômes potentiels seraient dans une situation de faim : lorsque j’ai faim, suis-je irritable, faible? est-ce que j’ai souvent faim? Ici, on pourrait favoriser des suppléments comme un complexe de vitamines B, des acides aminés (poudre de protéines) et de la L-carnitine.

Autre remarque forte importante, ce qui peut aussi aider le foie dans cette fonction, c’est de s’assurer de manger ses repas à des heures régulières (ex. : ne pas sauter des fois le déjeuner pour ensuite, un autre jour, manger à 22 h ou prendre 3-4 collations inhabituelles).

  1. Les dépendances

Un autre facteur majeur dans les rages de sucre, ce sont les dépendances.

On entend dire : « Si l’humain ne comble pas ses besoins, il va tenter de les remplacer par une substance ».

Si vous êtes démotivé, que vous ne pouvez pas faire ce qui vous plaît, que vos besoins ne sont pas comblés, que vous vous sentez stressé, il est possible que vous « tombiez » dans la nourriture, et plus souvent qu’autrement dans des friandises (bonbons, chocolat de moins de 80 %, gâteaux, etc.).

Il est certain que selon le type de dépendance, l’approche ne sera pas forcément la même. Ceci dit, il y a quelques bons trucs à essayer pour les rages de sucre : la glutamine (environ 5 g), l’inositol (environ 5 g) et les oméga 3.

Une autre suggestion, celle-ci alimentaire, serait de vous assurer de consommer à chaque repas une source de protéines et de fibres pour mieux stabiliser la glycémie. Plus la glycémie sera stable, moins vous aurez de chances d’avoir des rages de sucre, ou du moins qu’il y ait moins de dégâts causés par vos aliments-dépendances.

Veillez à vous informer auprès d’un professionnel de la santé avant de consommer quelconques suppléments, surtout si vous prenez des médicaments.

Charles Vaillancourt

Naturopathe agréé, neurothérapeute et entraîneur.